À DISTANCE

Lettres · récit · lectures (ensemble établi par David Lespiau)

Françoise De Laroque / Emmanuel Hocquard

Éditeur :Éric Pesty Éditeur


Livre

Langue d'origine :française

Format :15,2 x 22,8 cm

Nombre de pages :280

Date de parution :11/03/2026

ISBN :978-2-488139-03-8

Prix :28,00 €

Argumentaire :

À distance / lettres · récit · lectures rassemble les 93 lettres conservées qu’Emmanuel Hocquard a envoyées à Françoise de Laroque entre octobre 1971 et juin 1983. Établie et postfacée par David
Lespiau (écrivain, traducteur, critique, maître d’œuvre du Cours de Pise d’Emmanuel Hocquard, publié
chez P.O.L. en 2018) cette correspondance est accompagnée – tous signés Françoise de Laroque –
d’une préface de 40 pages, d’une lettre « posthume » datée de 2022 et de quatre textes critiques sur
l’œuvre d’Emmanuel Hocquard, parus tantôt en revue, tantôt prononcé à l’occasion des journées
d’hommage, suite au décès d’Emmanuel Hocquard, qui ont eu lieu à Tanger en 2022, voire inédit.
Singulièrement, l’enjeu de cette publication réside dans l’éclairage que la forme épistolaire
apporte à la question, toujours énigmatique, du vivre-écrire. Ces lettres sont-elles (du point de vue de
l’oeuvre d’Emmanuel Hocquard) le « sombre précurseur de la ligne – claire – qui s’annonce » comme
l’écrit David Lespiau ? Assistons-nous, à la suite de Françoise de Laroque qui s’en explique dans sa
préface, à la métamorphose d’un écrivain en « homme de lettres » ? La correspondance, amoureuse et
complice, entre Emmanuel Hocquard et Françoise de Laroque (qui s’étend sur plus de douze ans),
constitue à cet égard un corpus significatif : les lettres retracent la venue progressive d’Emmanuel
Hocquard à l’écriture (et notamment à l’écriture de son roman Aerea dans les forêts de Manhattan dont
cette correspondance fournit, dans sa période américaine, de nombreux éléments d’explication) –
venue à l’écriture indissociable de toutes les transformations du vécu –, et nous révèlent en même temps
comment le genre de la lettre lui-même deviendra, dans l’œuvre, un matériau clé de l’écriture. « Mes
lettres sont mes livres », écrit Emmanuel Hocquard. « Tenir devant soi un destinataire permet
d’ajuster posture, regard, voix, pensée qui ainsi prend corps », écrit Françoise de Laroque.
De ces lettres amoureuses, nous ne connaîtrons donc pas les réponses, si ce n’est par une lettre
posthume, quatre textes critiques, et le récit détaillé de Françoise de Laroque qui ouvre le livre ;
réponses différées en somme, mais représentatives à ce titre de la distance, des écarts, des décalages
propres au langage que l’écriture défie, et qui en conditionnent ici la forme même, qui est celle du
dialogue, entamé dans le temps de la vie, et se poursuivant au-delà de la mort. Un dialogue, ou plutôt
un récit croisé, à deux voix, dont cette correspondance est le noyau, à partir duquel l’écriture privée va
peu à peu rayonner pour s’inscrire dans les livres et les textes.

Biographie ou Bibliographie de l'auteur :

Françoise de Laroque est née à Paris en 1947. Elle a suivi dès l’origine « l’aventure » d’Orange Export Ltd et a publié des textes critiques concernant les œuvres d’Anne-Marie Albiach, Claude RoyetJournoud, Pascal Quignard, Emmanuel Hocquard. Elle a passé deux ans à New York (1981−83) où elle a rencontré la plupart des « Language poets ». Elle a traduit Paul Auster, Rosmarie Waldrop, Keith Waldrop, Ted Pearson, Tom Raworth, Michael Palmer, Barbara Einzig, Helena Bennett. Elle a publié un premier texte de création : Chambre jaune chez Éric Pesty Éditeur en 2022.