Martin Rueff

Martin Rueff. Photo D.R.

Martin Rueff est professeur de littérature française du 18 e siècle et d’histoire des idées à l’université de Genève. Poète, critique, philosophe et traducteur, il a publié en 2018 Foudroyante Pitié, Aristote avec Rousseau, Céline avec Bassani et Ungaretti ; À coups redoublés, Anthropologie des passions et Doctrine de l’expression chez Jean-Jacques Rousseau (Mimésis éditions). Comme traducteur, il s’est attelé à la retraduction d’Italo Calvino pour les éditions Gallimard. Il a ainsi fait paraître entre 2017 et 2018 sa retraduction de la trilogie des ancêtres:  Le Baron perché, Le Vicomte pourfendu et Le Cavalier inexistant. Il traduit aussi Giorgio Agamben et Carlo Ginzburg. Il est président de la Société Jean-Jacques Rousseau (Genève) et a édité deux ensembles de textes de Jean Starobinski sous le titre La Beauté du monde (Paris, Gallimard, Quarto, 2016), et Le Corps et ses raisons (Paris, Le Seuil, 2020). Récemment il a postfacé les écrits de Jacqueline Risset sur Dante (Nous éditions, 2021) de Feuille de route de Franco Fortini (Nous, 2022). Il est co-rédacteur en chef de la revue Po&sie (Michel Deguy, Humensis). Il a publié plusieurs livres de poésie : les derniers, La Jonction, chez Nous en juin 2019, Verticale Ponte, chez Modo infoshop, Bologna, septembre 2021. Il fait sienne cette conviction de Williams Carlos Williams dans Paterson (dans la traduction d’Yves di Manno) :
The province of the poem is the world. (« Le monde est le lieu d’élection du poème »).
When the sun rises, it rises in the poem  (« Quand le soleil se lève, il se lève dans le poème »)
and when it sets darkness come down  (« et quand il se couche l’obscurité descend »)
and the poem is dark. (« et le poème s’assombrit. »)
Il fait siens aussi ces doutes :
So much talk of the language – when there are no ears. (« On parle tant du langage – alors qu’il n’y a personne pour entendre. »)
Et:
Beauty is feared / more than death, more than they fear death.
(« La beauté est plus redoutée/ que la mort, plus que la mort n’est redoutée. »)

Martin Rueff au 39e Marché…