Nouveautés des éditeurs et des revues / 2026
Rubrique en cours
Cliquez sur l’entrée pour plus d’infos
L'EMPREINTE DE L'ARGENTIQUE
Carnet photographique
Jean-Jacques Gonzales
Éditeur :L'Atelier contemporain
Livre
Langue d'origine :Français
Format :16,0 x 20,0 cm
Nombre de pages :256
Date de parution :17/04/2026
ISBN :978-2-85035-236-2
Prix :28,00 €
Argumentaire :
L’empreinte de l’argentique nous donne à sentir la matière charnelle des photographies, en décrivant notamment ce grain d’une spectralité particulière propre à la photographie argentique. Cette fascination pour la texture des images lui vient, apprend-on, d’une joie enfuie, d’une joie éprouvée à regarder les images qui défilaient dans les cinémas d’Oran et enveloppaient l’enfant qu’il fut : « Je pense à ce petit garçon qui attendait tout des images. À ce rideau qui se lève. Au Cinéma je m’asseyais toujours dans les premiers rangs – au premier rang quand j’avais du courage – pour être dans l’image, voir le grain de la pellicule, saisir l’impression de réalité par l’artefact »
Le récit nous laisse également entrevoir les rites qui scandent une pratique de photographe ainsi que la densité mémorielle du matériel qui l’accompagne au quotidien. C’est par exemple avec une minutie empreinte de tendresse que Jean-Jacques Gonzales décrit son Leica disparu lors d’un cambriolage, dont on apprend au détour d’une parenthèse que son aura particulière lui venait du fait qu’il avait appartenu à son père : « J’aime cet appareil (c’est celui de Manuel, mon père) mes doigts habitués parcourent les commandes ; molette des vitesses, bague des diaphragmes, retardateur, je fais distraitement tourner le pare-soleil noir autour du fût de l’objectif. J’aime le poids de l’appareil dans ma main, le son de son déclenchement, le bruit de la pellicule qui s’enroule. Le froid de l’acier non peint. La granulation de son gainage (vulcanite) noir. »
À s’approcher par la photographie et par l’écriture au plus près des choses, comme le fait Jean-Jacques Gonzales, on finit cependant par réaliser que ces dernières ne se laissent jamais vraiment saisir. Elles gardent, quoi que l’on fasse, une part d’absence, une part fantomatique que rien ne peut conjurer. C’est toute la « vérité de la photographie qui nous montre que la chose n’est pas là, contrairement à l’expérience ordinaire du monde. »
Biographie ou Bibliographie de l'auteur :
Jean-Jacques Gonzales est né à Oran en 1950. Son père, photographe amateur, l’initie aux techniques de la prise de vue. Il quitte l’Algérie, en juin 1962, pour la France. Il enseigne la philosophie à Paris et parallèlement engage une activité de photographe. Au début des années quatre-vingt il est membre de l’agence photographique Viva/La Compagnie des Reporters qu’il quitte pour se consacrer à des travaux personnels. En 1997, il écrit un récit, Oran, dans lequel il renoue avec la mémoire enfouie de son enfance aux prises avec la guerre d’Algérie. Désormais les questions de l’exil, de la trace, de l’absence orienteront le développement de ses travaux tant littéraires que photographiques. En 1998, il est éditeur chez Séguier où il crée des collections consacrées au bassin occidental de la Méditerranée. En 2003, il rejoint Mathilde Ribot aux éditions Manucius où il publie des ouvrages de philosophie et d’esthétique des œuvres d’art. Aujourd’hui, il vit et travaille entre Paris et Biarritz. Il est notamment l’auteur de Albert Camus, l’exil absolu, 2007 ; Ébauche de Mallarmé, 2013. Aux éditions L’Atelier contemporain sont parus Conversation tardive (2022) ainsi que Le travail photographique de Jean-Jacques Gonzales de Jérôme Thélot (2020).

