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CARNET D'YPORT
Jacques Moulin
Éditeur :L'Atelier contemporain
Livre
Langue d'origine :Français
Format :14,0 x 22,0 cm
Nombre de pages :184
ISBN :978-2-85035-197-6
Prix :20,00 €
Argumentaire :
Carnet d’Yport est un chant clair, calcaire et poreux comme la craie, rude et polymorphe comme le silex qui finit sa course, de pierre en galet, sur les grèves. Ouvert par une variation géologique à la façon d’une fugue, il se referme sur une coda. Dans sa profusion de voix et de tons, croisant prose poétique, vers libres et rondels, le livre boucle une trilogie du Caux, commencée en 1999 avec Valleuse, puis Escorter la mer en 2004, et permet au poète du paysage une traversée de ses lieux élargie.
Jacques Moulin reprend pied en Normandie cauchoise et littorale, celle de l’enfance et du souvenir. Le logis est une maison de pêcheur côtière, qu’il nomme la maison temporaire, conforme au bâti du cru. Il habite la géologie des paysages, celle de la craie et du silex, et leurs configurations majeures, la falaise et la valleuse. Le père et la mère ne sont jamais bien loin, lui mort jeune dans le jardin d’enfance menacé par la mer, elle en veilleuse face au large.
Il s’agit de redonner voix à ce pays natal de Caux, de le prendre à bras le corps. L’écriture est en polyphonie, entre une approche quasi épique du paysage, une cartographie serrée des lieux et des heures, un carnet des jours prosaïque et descriptif, un glossaire des termes-clés qui hantent l’auteur depuis qu’il est entré en écriture dans sa région d’accueil, la Franche-Comté, celle qui lui donne la distance nécessaire à la rumination des lieux d’enfance.
Carnet d’Yport croise proses poétiques, poèmes en vers libres et rondels – une forme fixe cher au poète – en sept sections :
1. Échographie : une variation « fuguée » sur l’appartenance à deux pierres constitutives du Pays de Caux, la craie et le silex. La réitération du thème propose une sorte de mélopée plus lancinante que mélancolique qui fonctionne un peu comme un art poétique.
2. Retour en Caux évoque le chemin de retour en Normandie comme une entrée progressive dans un territoire à redécouvrir, et se termine par une longue litanie sur le village natal, Saint-Jouin-Bruneval, à partir duquel tout a commencé.
3. Le lieu temporaire propose une immersion dans le village d’élection, Yport, et la maison de pêcheur saisie dans son environnement immédiat.
4. Yport creuse la singularité du toponyme et le site géographique dans ses dimensions de petite station balnéaire passée et présente.
5. Glossaire : des mots du cru remis à jour par les jeux d’écriture. Une sorte de glose du cœur inscrite au cœur même du pays et de ses matières géologiques, ornithologiques, botaniques…
6. Journalier : glane de notes au jour le jour. Un relevé d’agenda, un livre d’heures, au foyer, au jardin, sur les chemins du plateau et les bordures de mer.
7. Coda ne contient qu’un seul poème en prose, une conclusion du chant d’ensemble, à la fois mélancolique et ouvert à la promesse de vivre.
8. Citations et lexique rassemble notes et références.
Biographie ou Bibliographie de l'auteur :
JACQUES MOULIN né en Haute-Normandie en 1949, vit à Besançon. Enseignant il a fondé et co-anime les « Jeudis de poésie ». Il a publié plusieurs livres de poèmes, notamment : Valleuse (Cadex, 1999), La mer est en nuit blanche (Empreintes, 2001), Escorter la mer (Empreintes, 2005), Archives d’îles (L’Arbre à paroles, 2010), Entre les arbres (Empreintes, 2012), Comme un bruit de jardin (Tarabuste, 2014), À la fenêtre du transsibérien (L’Atelier du grand tétras, 2014).
À L’Atelier contemporain, sont parus plusieurs livres : À vol d’oiseaux (2013), Portique (2014), Écrire à vue (2016), L’Épine blanche (2018), Corbeline (2022).

