Tomaž Šalamun

Šalamun-Tomaž (Joze-Suhadolnik)

Tomaž Šalamun (1941-2014)
Brièvement emprisonné par l’UDBA pour ses écrits dans les années 1960, ostracisé par le pouvoir yougoslave, Tomaž Šalamun fait paraître ses deux premiers recueils, Poker (1966) et Namen Pelerine (1968), en samizdat. En 1970, alors membre du collectif d’art contemporain OHO, il est invité à New-York par le Museum of Modern Art. Cette découverte décisive de l’Amérique, où il fera de nombreux et longs séjours, Šalamun la décrivait comme sa deuxième naissance, aux côtés de contemporains ayant fui comme lui des sociétés communistes d’Europe centrale ou de l’Est (Joseph Brodsky, Charles Simic, Adam Zagajewski). Voix majeure et exubérante de la poésie slovène, homme « absolument libre » (Jacques Roubaud), il est l’auteur d’une cinquantaine de recueils traduits dans plus de vingt langues, qui sont autant de réponses anarchiques aux pouvoirs du langage et aux puissances de la vie. Son recueil Soy realidad (1985), jalon d’une intense période mexicaine, est publié dans la traduction française de Mathias Rambaud aux éditions Fata Morgana (coll. « Le neuvième pays »).

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Tomaž Šalamun au 43e Marché…