Ouverture des Etats généraux # 01, 2017

Lyon, Bibliothèque de la Part-Dieu, 16 mai 2017

(Intervention liminaire d’Yves Boudier, président du Marché de la poésie, suivie du discours d’ouverture de Pierre Vilar, « Le poète dans la cité »)

Certes, on peut n’être pas tout à fait d’accord, lorsqu’on se situe à l’intérieur-même des pratiques de poésie, comme nombre d’entre nous ici, avec les propos de Martin Rueff à la une de notre dernier numéro du Marché des Lettres, je cite :

S’il y a des Etats généraux de la poésie c’est que l’état de la poésie, en général, n’est pas si bon : le diagnostic n’est pas neuf, mais il a fallu la malédiction jetée sur la parole par le capitalisme métamorphique (…) pour que soient détruites les conditions de possibilité de la réception et de la diffusion des livres de poésie. Heureusement pas celles de son énonciation : il n’y a qu’à se pencher à l’intérieur.

Quels que soient nos différends, « se pencher à l’intérieur », voilà bien notre but aujourd’hui : interroger les frontières, questionner l’étonnante porosité poétique dans laquelle nous vivons, en en éprouvant à la fois les limites et les prouesses, voire les promesses. Mais, les Etats généraux #01, 2017 se veulent optimistes. En témoigne l’ampleur des propositions que nous avons reçues, l’enthousiasme de la plupart de nos partenaires.

Nous sommes heureux d’ouvrir ces Etats généraux #01, 2017 ici à Lyon, quasiment au cœur de notre pays, de ses langues. Nous allons aborder dans cette journée une thématique sensible, celle de la relation délicate entre poésie et politique(s).

La poésie et les politiques donc, de toutes natures, question que nous avons préféré formuler de manière plus ouverte, nous protégeant sagement d’inutiles polémiques :

La poésie dans la cité.

C’est avec grand plaisir qu’avec vous, au nom du Marché de la Poésie et de l’ensemble de ses partenaires, je déclare ouverts les Etats généraux #01, 2017.

Sans plus attendre, je cède la parole à notre ami Pierre Vilar qui nous a fait l’honneur d’accepter la difficile mission de prononcer les premiers mots fondateurs de ce mouvement ambitieux et  généreux.