Paris, Sorbonne, le 29 juin 2017

Des États généraux de la Poésie #01, 2017 La visibilité du poème
aux États généraux de la Poésie #02, 2018 Le devenir du poème

Le but de la première session 2017 des Etats généraux de la Poésie consistait à produire un état des lieux et des pratiques, à la fois de la diversité des écritures du poème, de son édition et de sa lecture. Elle s’est penchée sur  les modalités de rencontres avec les lecteurs, les publics dans leurs différences, sur le travail des éditeurs aujourd’hui, en ayant soin de donner la parole à des acteurs dont la visibilité demeurait parfois discrète.

La réflexion s’est principalement conduite à travers les événements (soirées, rencontres, débats) de la Périphérie du Marché (28 manifestations sur les 55 tenus), et ce dans plusieurs régions, depuis le lancement du parcours à Lyon le 16 mai dernier, sans compter l’Ile-de-France et le Marché lui-même, manifestations auxquelles se sont ajoutées les tables rondes de la scène du Marché, place St. Sulpice, début juin.

Plusieurs des thématiques que nous avions collectivement esquissées dans les mois précédents ont été abordées, par exemple, pour n’en citer que quelques unes : La poésie et le théorique / La traduction / Le rôle des revues / les politiques publiques et privées autour du livre / Le rôle des lieux et des manifestations de poésie / Poésie et jeunesse / La place du livre de poésie en librairie et en bibliothèque / La situation de l’édition / La poésie dans la cité / Les lectures, la scène, la performance, la poésie action / Le statut du poète.

Nombreuses sont d’autres thématiques que nous n’avons pas abordées dans ces Etats généraux #01, 2017, La visibilité du poème, par exemple, celle de l’émergence de nouvelles générations, tant dans l’écriture que dans la gestion des institutions littéraires, ou celle des bouleversements motivés par les nouveaux outils d’écriture et de communication, pour n’en citer que deux.

Certes, il n’y eut rien d’exhaustif, encore moins de définitif dans les premiers acquis de ce parcours, sinon le désir de donner une suite à ce travail, désir qui s’est très vite fait sentir chez la plupart des partenaires engagés dans la réflexion et l’action.

Ainsi, l’intérêt suscité par ces rencontres-lectures et par les débats, qui n’ont jamais manqué de s’ouvrir aux questions et aux propositions du public, nous a-t-il  rapidement convaincus de poursuivre cette action, en imaginant, dans un second temps,  d’inventer, au-delà de la tradition de la formulation de doléances, des formes de dialogues et de circulation des échanges, sans négliger de leur donner un caractère concret pour interpeller, le cas échéant, les partenaires et les institutions impliquées dans les politiques culturelles, donc concernées par le monde de la poésie et du poème aujourd’hui, leur devenir commun.

Après le temps de l’état des lieux vient donc celui des perspectives. Tel sera, nous le souhaitons, l’esprit des Etats généraux #02, 2018, Le devenir du poème, pour lesquels nous prenons rendez-vous avec vous dès maintenant.

Vous trouverez sur notre site (marche-poesie.com) l’enregistrement de la plupart des débats propres aux Etats généraux #01, 2017, à la fois pour construire une mémoire vive des acquis et susciter de nouveaux questionnements. De plus, vous découvrirez quelques images de ces rencontres, complétées par celles de l’ensemble de notre Périphérie 2017.

Merci à tous ceux qui ont participé, d’une façon ou d’une autre à ce parcours, poètes, éditeurs, universitaires, bibliothécaires, qui ont été très nombreux à soutenir par leur engagement et leurs interventions ces Etats généraux #01, 2017, La visibilité du poème, et plus généralement encore le travail du Marché de la Poésie et de sa Périphérie.