K. Michel (Michael Kuijpers)

Né le 13 août 1958 à Tilbourg (tout en bas des Pays-Bas). Après des études de philosophie aux universités de Groningue (tout en haut des Pays-Bas) et d’Amsterdam (au milieu des Pays-Bas), il s’est consacré entièrement à l’écriture. Dans les années quatre-vingts, il se fait les dents : on le trouve à Londres fabriquant des imprimés façon punk ; de retour au pays natal, il remplit avec Arjen Duinker les pages de la revue autoproduite AapNootMies, il organise des lectures au De Verloren Tijd (Le Temps Perdu), un centre littéraire alternatif à Amsterdam. C’est aussi dans ce centre, rebaptisé Perdu, qu’il a débuté en 1989 avec les courtes proses du pantin Tingeling, reprises depuis dans le volume Tingeling & Totus (1992). Ensuite, il a publié cinq recueils de poésie : Ja ! Naakt als de stenen (Oui ! Nu comme les pierres, 1989) ; Boem de nacht (Boum la nuit, 1994) ; Waterstudies (Études de l’eau, 1999), couronné aussi bien du Prix Herman Gorter que du Prix VSB ; Kleur de schaduwen (Colore les ombres, 2004) et Bij eb is je eiland groter (À marée basse ton île est plus grande, 2010). « Il faut qu’on puisse lire souvent un poème, » affirme-t-il. « C’est pourquoi je m’arrange pour qu’un poème ait des plis, dans lesquels je cache toutes sortes de choses. Le poème doit permettre une lecture superficielle satisfaisante : il est rigolo ou tristounet. Mais il faut aussi que le poème offre l’espace pour qu’ensuite on puisse y réfléchir plus longuement. » Il est aussi le traducteur de Russell Edson, Michael Ondaatje, Octavio Paz et César Vallejo. Sur la pratique de la traduction, il dit entre autres : « Parfois on voit que la traduction correcte d’une ligne ne peut pas fonctionner ou paraît ennuyeuse, alors qu’il suffit de quelques petits tours de main pour que la ligne revienne à la vie. » Voilà qui résume bien ce que nous avons essayé de faire dans la traduction de ces trois poètes néerlandais.

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