Walis Nokan

Walis Nokan (Hsiao-Chun Lin)

Né en 1961, Walis Nokan (enseignant aujourd’hui retraité) est un poète aborigène Atayal né au sein de la communauté Pai Beinox, dans le comté de Taichung, à Taïwan. C’est à l’âge de 12 ans que Walis Nokan a commencé son éducation han dans une petite ville hakka, Dongshi, contraint d’étudier des livres sur la « civilisation » dans un environnement raciste. Poète flamboyant, Walis Nokan rencontre Wu Sheng en 1979, qui lui fit comprendre les vertus d’une écriture simple. Il rencontre ensuite le poète Lin Huazhou, qui écrivait sur les Atayal de Nan’ao lorsqu’il est allé enseigner à Hualien en 1983. En 1984, il rencontre laohungmao, littéralement « vieux chapeau rouge », en référence aux communistes âgés de Taïwan, et il lit de nombreux magazines publiés par Chinatide Magazine, une association démocratique et proche du peuple. Aux côtés d’écrivains et poètes, il participe à des luttes revendiquant une reconnaissance des terres et des identités autochtones austronésiennes. Dès 1990, il mène des travaux de terrain auprès des tribus aborigènes des montagnes pour le magazine qu’il a créé, Hunter Culture Magazine et le « Taiwan Indigenous Humanities Research Center ». Toutes ces expériences ont aidé Walis Nokan à façonner son style littéraire postcolonial et décolonisateur. Si la majorité de ses œuvres sont écrites en chinois, ses thèmes de prédilection restent l’histoire et la vie des Aborigènes austronésiens de Taïwan. Auteur de plusieurs essais (Le Village éternel, Les Yeux du sauvage, L’Écureuil volant aux lunettes de soleil) et recueils de poèmes (La Montagne est une école, En mémoire de mes ancêtres, Quand il ne restera au monde que des poèmes à deux vers) dont plusieurs ont remporté des prix littéraires. Son roman Le Sentiers des rêves (L’Asiathèque, 2018) et son recueil de poésie La Montagne rêve (Neige d’août, 2015) sont traduits en français.

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Walis Nokan au 43e Marché…