Maria Attanasio

Maria Attanasio. Photo. Francesco Francaviglia.

Maria Attansaio est une écrivaine sicilienne née en 1943 à Caltagirone où elle vit. Professeure d’histoire et de philosophie au lycée, qu’elle avait fréquenté en tant qu’étudiante, avant d’en devenir la directrice, elle ne quitte sa ville que pour voyager, surtout en Afrique du Nord. Caltagirone, pour elle, n’est pas qu’un lieu accidentel de naissance et de travail, mais la clef de voûte d’un engagement littéraire et politique passionné – elle a milité au PCI et se déclare encore aujourd’hui communiste. « Si j’avais pu choisir le lieu où naître, j’aurais toujours choisi la ville aux ravins d’argile et à l’architecture baroque – à l’intérieur de la Sicile, parmi les Héréens – dans laquelle en 1943, entre la guerre fasciste et les bombes américaines, je suis née et encore aujourd’hui je vis. Quand je la traverse, je perçois une sorte de flux obscur s’échappant des ruelles, des églises, des immeubles : la pression souterraine d’un peuple immémorial qui demande de franchir les barrières du silence, d’être raconté. L’appartenance à cette spatialité circonscrite, vibrante d’histoire et d’histoires, est à l’origine de mon écriture. Des métaphores de ma poésie. Des micro-existences vécues de mes récits. » Auteure d’une œuvre qu’elle revendique bifront, poète et narratrice, ses livres forment un ensemble dissemblable rare dans le rayon de littérature italienne contemporaine. Concetta et Ses Femmes, qui a gagné le prix Leonardo Sciascia de Racalmare à sa parution en 1999, est son premier livre traduit en français. C’était en l’an 1698 qu’advint dans la ville le fait mémorable, son premier livre en prose qui reçoit à sa parution en 1993 le prix Pirandello d’Agrigente et le prix L’isola di Arturo-Elsa Morante de Procida, est son deuxième ouvrage traduit en français.

Maria Attanasio au 39e Marché…